Bon an, mal an, Simple Comptable, logiciel phare pour la petite entreprise et les travailleurs autonomes, apparaît sur ses différents marchés nationaux avec des dizaines et des dizaines de nouveautés et avec une interface toujours plus simple et agréable.
Et à chaque fois, on se demande jusqu’où ses programmeurs pourront aller tant ils semblent avoir mis le paquet. Même moi, l’être le moins doué que je connaisse dans les choses comptables, j’aurais envie de m’amuser avec le produit.
Trois versions de 200 $ à 500 $
Heureusement, Nabil Warda, un fiscaliste de Brossard, veille au grain et m’empêche de commettre ce geste irréfléchi. La comptabilité, m’explique-t-il, c’est comme la télé. L’outil aura beau afficher la sophistication la plus prodigieuse, si on ne le nourrit que de merde, le résultat sera à l’avenant. En ce sens, Simple Comptable 2005 a beau me sembler plus amusant à utiliser que PhotoShop CS ou Microsoft Photo Pro 10, il ne fera pas de moi quelqu’un d’autonome en comptabilité. De toute façon, cette catégorie de logiciels n’entend pas faire disparaître les comptables. Loin de là!
Dans sa défroque 2005, Simple Comptable arrive avec 75 nouveautés incluant une nouvelle marque de commerce. La division AccPac de Computer Associates qui, depuis les années quatre-vingt, avait présidé aux destinées de Simple Comptable, est en effet passée sous la férule de Best Software, fabricante du populaire logiciel Peachtree Accounting.
Simple Comptable a en outre été mitonné en trois versions: la Standard (200 $), la Pro (300 $) et la Supérieure (500 $). Il ne s’agit pas ici de mises à niveau par rapport à 2004, mais de versions complètes. Bien sûr, il se vend des mises à niveau, sauf qu’à seulement 20 $ de moins comparativement à la version complète, l’effet incitatif n’y est pas.
Autre nouveauté, l’interface graphique est constamment bilingue: anglais-français. Même si on a choisi de travailler avec des menus français, on pourra (pouf!) tout localiser, incluant dates et devises, dans la langue de Zabeth si jamais on a à travailler pour un client anglophone.
Rapports à gogo!
Du côté rapport, c’est l’opulence ; la limite est devenue quasi inexistante. On peut maintenant suivre un représentant commercial à la trace, calculer ses commissions, etc. On peut générer des bordereaux de dépôt et imprimer d’authentiques Relevés 1 et des T4 sur du simple papier blanc. On peut même les expédier de façon électronique. Incidemment, tous les formulaires s’envoient désormais en PDF au lieu d’en RTF.
Idem pour le versement des DAS. Mais ici, attention! prévient Nabil Warda. On sait que cette pratique vise les sommes retenues pour la période courante. Cependant, Simple Comptable imprime les montants qui se trouvent comme soldes au G/L des comptes concernés. Or, si jamais ces derniers ne correspondent pas aux transactions courantes (ce qui peut arriver), les déclarations seront erronées.
Par ailleurs, la banque de contacts s’intègre avec celle de Microsoft Outlook 2000/XP/2003 dans les versions Pro et Supérieure. Il reste que ma nouveauté préférée, c’est qu’il y a maintenant moyen de synchroniser certaines fonctions (entrée de temps, facture provisoire, etc.) avec un PocketPC (pas avec un Palm Pilot ou un Blackberry). Wow!
Ah! J’allais oublier. Simple Comptable a, comme d’habitude, été adapté à la réalité comptable québécoise. En fait, c’est le propre de la version canadienne de ce produit international: tous les particularismes de nos 10 solitudes y ont été prévus.
Merci, à la semaine prochaine.
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