L'événement, survenu le 27 août 2007, a affecté la vie de Vincent jusqu'aux Fêtes, quand il a pu s'isoler avec un ami lors d'une excursion d'une semaine en Abitibi.
«Je n'avais plus de milieu. J'étais soit très high, soit très bas. Tout était monotone.»
Ce fut aussi difficile pour le lieutenant David Penazzo, qui a dû prendre la décision d'amputer le bras de Maxime Corbeil.
«Dans l'auto, en revenant chez moi, les oreilles me silaient. Au souper, mes mains tremblaient.»
Les deux hommes ont évidemment pu compter sur le support de psychologues. Mais encore aujourd'hui, on les sent fragiles quand ils doivent se remémorer cette journée.
«À l'école, ils ne m'ont jamais dit que j'aurais un jour à couper un bras, raconte David. Des situations, des victimes, j'en ai vu et je ne m'en souviens plus. Mais celle-là...»