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Tragédie - Repentigny

Sans vêtement de flottaison

Vincent Larouche
Le Journal de Montréal
14/10/2008 05h27 - Mise à jour 14/10/2008 07h43

Tragédie - Repentigny - Sans vêtement de flottaison
Les plongeurs de la Sûreté du Québec ont ratissé le fleuve sans succès. 
Photo Le Journal - Luc Laforce

Le coureur nautique disparu dans le fleuve après un accident de bateau dimanche filait à vive allure et ne portait pas de gilet de sauvetage, a-t-on appris hier, alors que les plongeurs de la Sûreté du Québec cherchaient en vain sa dépouille dans l'eau.

«Aucun des témoins qui l'ont vu ne nous a dit qu'il portait un vêtement de flottaison», a confirmé hier le sergent Benoît Richard, de la Sûreté du Québec.

Affirmation que confirment Gilles Varin et Monique Bacon, les deux plaisanciers qui ont assisté à l'accident et qui ont recueilli les deux adolescents rescapés.

«Il y avait juste la petite fille qui portait sa veste», racontent-ils.

À la verticale

Rappelons que Laurent Lemay, 53 ans, circulait sur le fleuve avec sa fille Anne-Marie et le copain de cette dernière au moment de l'accident.

À la hauteur de Repentigny, son catamaran de course a frappé une vague et s'est retrouvé à la verticale, avant de retomber sur le dos.

Les deux adolescents ont été secourus par les plaisanciers, mais Laurent Lemay, lui, n'a eu aucune chance.

«On l'a vu se faire éjecter, il a fait un vol plané et il est tombé comme une chandelle, tête première dans l'eau», raconte Mme Bacon.

La plupart des témoins affirment que le bateau filait à vive allure.

«C'est sûr qu'ils vont vite, les speed-boats. [...] Anne-Marie, la petite fille, elle l'a dit qu'ils allaient vite», dit M. Varin.

Comme une course

Maurice Bouffard, qui a vu la scène de sa fenêtre, est du même avis. »Pour aller vite, il allait vite, comme une course», dit-il.

Le bateau de M. Lemay, un coureur expérimenté, pouvait dépasser les 200 km/h, selon le propriétaire de la marina de Saint-Sulpice et ami de la victime, Michel Brousseau.

La conjointe du disparu, Nancy Reid, était incrédule hier.

«Des fois, il faisait des runs de gars, mais il ne m'emmenait même pas à bord dans ce temps-là. Il n'allait pas vite avec les enfants», dit-elle.

«Je ne comprends pas qu'il n'ait pas porté sa veste», ajoute la femme éplorée.








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