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Ville de Québec

Les employés de sept hôtels voteront l’adoption d’un mandat de grève

Canoë  Geneviève Riel-Roberge
23/07/2008 16h47 

Ville de Québec - Les employés de sept hôtels voteront l’adoption d’un mandat de grève
 
© Corbis

À la veille d’un vote de grève dans sept hôtels de Québec –le Hilton, le Gouverneur de Québec, le Loews Le Concorde, le Classique, le Val-des-neiges, le Clarion-Québec et le Manoir du Lac Delage- l’ambiance est encore bonne à certaines tables de négociations, notamment à celle du Loews Le Concorde. À l’Hôtel Pur, les parties syndicale et patronale en sont même arrivées à une entente, selon la direction de l’établissement.

Les hôtels concernés représentent 19% de toutes les chambres d’hôtel disponibles à Québec.

«L’ambiance est bonne à la table de négociation et les discussions se poursuivent sous le signe de la bonne foi. Oui, il y a eu certaines frustrations du côté syndical par rapport à notre nombre de demandes, ce à quoi je réponds encore que c’est normal. Pour qu’il y ait négociation, ça prend des demandes des deux côtés», explique Renée Gosselin, directrice générale du Loews Le Concorde.

Mme Gosselin précise que le nombre de demandes patronales s’élevait à 60, tandis que le comité syndical en avait au moins 120.

Service à la clientèle

Dans les circonstances, Renée Gosselin insiste sur le respect que les employés de l’hôtel ont à l’égard de la clientèle: «Ce qui nous tient à cœur, dans le cadre des activités du 400e, c’est de sentir ce même empressement auprès de la clientèle, qui ne s’est pas démenti depuis le début».

Elle se dit aussi confiante qu’une grève soit évitée. «Il faut être réaliste et logique. Une grève serait désavantageuse pour tout le monde, autant pour l’employeur que pour l’employé. En fin de compte, les gens travaillent quand il y a des clients. Quand il y en a moins, tout le monde en paie le prix», mentionne Mme Gosselin.

C’est aussi l’avis d’Henry Roy, président de l’Association hôtelière de la région de Québec: «Notre industrie en est une de services aux clients. C’est la clientèle qui fait vivre les hôtels. Il est sain d’avoir des discussions, des négociations.»

«À Québec, après dimanche dernier –spectacle de McCartney- personne ne veut gâcher le party», ajoute M. Roy en assurant que pour l’instant, la clientèle ne souffre nullement des négociations en cours.

Impact médiatique

Toujours d’après Henry Roy, les médias, en insistant sur l’imminence de la possibilité d’une grève pour sept hôtels de Québec, auraient un impact négatif sur la clientèle.

«Juste le fait que les médias accordent de la visibilité au vote de grève dans les hôtels de Québec, ça peut être dissuasif pour la clientèle. Les gens vont peut-être décider de rester chez eux. À Québec, annoncer un vote de grève une semaine avant la fin du contrat, c’est particulier.»

C’est effectivement demain que le personnel de sept grands hôtels affiliés à la Fédération du commerce de la CSN votera pour ou contre l’adoption d’une banque de 72 heures de débrayage applicable immédiatement à l’échéance de leur convention collective, le 31 juillet. Ironiquement, c’est à l’Hôtel Pur, où les parties syndicale et patronale en seraient arrivées à une entente, que les syndiqués doivent se réunir.

Au sujet de la présence, dans le hall de l’hôtel Reine-Elizabeth, des 800 membres de 14 syndicats d’hôtels de la grande région de Montréal le 18 juillet, le président de l’Association hôtelière de la région de Québec a simplement mentionné que Montréal avait un passé plus chaotique en matière de négociations.

CSN

Curieusement, à la CSN, on ne veut pas confirmer ni infirmer l’entente qui serait survenue à l’Hôtel Pur. Par contre, on affirme que les célébrations du 400e de la ville de Québec n’ont rien à voir avec le moment choisi pour négocier et adopter des moyens de pression.

«Le 400e anniversaire de Québec n’a pas fait partie du calcul lorsque nous avons décidé de la date d’échéance de la convention collective actuelle. En 2005, nous ne connaissions pas la programmation des festivités du 400e», fait savoir Jean-Pierre Larche, du Service des communications de la CSN. Nous voulions seulement faire ça l’été».








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