La Corée du Nord autorise la reprise des inspections de l'ONU sur ses installations nucléaires, y compris dans le complexe de Yongbyon, dont provient le plutonium utilisé lors du premier essai d'explosion atomique du 9 octobre 2006, ont déclaré des diplomates occidentaux sous le couvert de l'anonymat.
Pyongyang semble vouloir respecter sa promesse de revenir dans le cadre de l'accord de désarmement nucléaire conclu avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Corée du Sud et le Japon en échange de concessions politiques et d'une aide énergétique.
Jusqu'à ces derniers jours, la Corée du Nord menaçait de réactiver le site de retraitement de Yongbyon. Elle a ordonné aux inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de lever les scellés puis leur a interdit les contrôles, d'abord dans l'usine, puis toutes dans toutes les installations du vaste site.
La Corée du Nord avait interrompu le démantèlement de ses installations nucléaires à la mi-août, pour protester contre le «retard» qu'avait pris selon elle Washington dans le retrait du pays de la liste des Etats soutenant le terrorisme. Dimanche, elle a annoncé la reprise du démantèlement, les États-Unis l'ayant rayée de la fameuse liste noire.