À six mois de la date butoir d’un accord de protection de la forêt du Grand Ours située en Colombie-Britannique, Greenpeace demande au gouvernement de tenir leurs engagements et de protéger la plus vaste forêt pluviale tempérée du monde à être située sur une côte.
En effet, en février 2006, Greenpeace a contribué à créer, avec le gouvernement provincial, les Premières Nations, les compagnies d’exploitation forestière ainsi que des groupes de protection de l’environnement, un accord historique visant à préserver la forêt du Grand Ours, en Colombie-Britannique.
Si plusieurs engagements d’importance ont été tenus, telle que la soustraction de deux millions d’hectares à l’exploitation forestière, Greenpeace estime qu’il reste encore beaucoup à faire afin que le gouvernement réponde à tous ses engagements. Greenpeace semble s’impatienter alors que la date butoir de la mise en application de l’accord a été fixée au 31 mars 2009. «Si nous ne remédions pas à cette situation, la santé écologique de la forêt pluviale du Grand Ours restera menacée», estime l’organisme.
Le gouvernement provincial s’est engagé à protéger deux millions d’hectares de l’exploitation forestière, implanter des pratiques forestières qui préservent l’intégrité de l’écosystème, accorder davantage de pouvoir décisionnel aux Premières Nations et soutenir les Premières Nations pour que leur économie soit basée sur la conservation.
Greenpeace demande donc la collaboration de la population en envoyant un courriel au premier ministre Gordon Campbell pour lui «rappeler qu’une promesse est une promesse et que le temps presse».
Greenpeace rappelle que la forêt du Grand Ours héberge de nombreuses espèces, parmi lesquelles l’ours Kermode ou ours Esprit (un ours blanc rare de la famille de l’ours noir), le guillemot marbré (un oiseau de mer qui fait son nid en forêt) et des loups qui s’alimentent de saumon.