Bien que dans son livre elle qualifie Maxime Bernier de grand benêt, de coureur de jupons, de superficiel, de méprisant et de paresseux sur le plan intellectuel, Julie Couillard en rajoute et considère qu'elle a épargné son ancien amant.
«Ce n'est pas une peinture flatteuse de Maxime que j'ai faite dans mon livre, mais j'ai été très douce à son égard», a lancé Julie Couillard hier, en entrevue au Journal.
«Qu'auriez-vous pu écrire de plus ?» lui a-t-on demandé.
«Si ce n'est pas dans le livre, c'est parce que j'ai jugé que ce n'était pas d'intérêt public», a-t-elle répondu.
Visiblement, quatre mois après l'éclatement du scandale, l'ex-amie de coeur de l'ancien ministre des Affaires étrangères éprouve encore beaucoup de rancoeur envers Maxime Bernier, à qui elle reproche de ne pas l'avoir défendue alors que des »mensonges et des atrocités» circulaient sur son compte et qu'elle était »traînée dans la boue».
L'individu qu'il est
À moins de deux semaines des élections, elle nie vouloir causer la défaite de son ancien amant.
«Je veux avant tout rétablir les faits et ma réputation. Je n'ai aucun pouvoir sur la date de publication de mon livre, mais je mentirais si je disais que je ne suis pas d'accord. Il faut battre le fer quand il est chaud», dit-elle.
«Je suis ni pour ni contre Maxime. Je veux permettre aux gens de comprendre quel individu il est et non quel individu il représente», ajoute-t-elle.
Le Parti conservateur l'a déjà approchée pour qu'elle devienne candidate, mais elle dit avoir participé à des rencontres »par curiosité » et affirme ne pas être une partisane conservatrice.
«Surtout pas ces temps-ci», a dit Mme Couillard, qui pense annuler son vote le 14 octobre prochain.
Célibataire
Julie Couillard affirme, par ailleurs, qu'elle n'a rencontré ou parlé à aucun policier relativement à l'enquête de la GRC sur une présumée affaire de trafic d'influence dans l'achat d'un terrain à Québec.
Elle assure également ne plus avoir de contact avec des gens du crime organisé. Pour le moment, elle ne travaille pas et n'a pas de conjoint.
«Depuis cinq mois, ma vie est arrêtée. C'est un tsunami qui est arrivé de nowhere. Comment voulez-vous que je gagne ma vie ? Quel homme sain d'esprit voudrait s'associer à la Julie Couillard que l'on dépeint depuis des mois dans les journaux ?» conclut-elle.