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Radio-Canada | Manifeste du syndicat - Brathwaite se retire
© Journal de Montréal - Archives
Normand Brathwaite est déçu par la façon de faire du Syndicat de l’information de Radio-Canada.

RADIO-CANADA | MANIFESTE DU SYNDICAT

Brathwaite se retire

Michelle Coudé-Lord
Le Journal de Montréal
04-07-2009 | 08h01
À l’instar de plusieurs autres artistes et personnalités publiques, l’animateur Normand Brathwaite a décidé de retirer son appui au manifeste venant du Syndicat des communications de Radio-Canada.

L’ex-animateur vedette de la télé de Radio-Canada s’est dit hier «contre toutes attaques à l’encontre des réseaux privés de radio ou de télévision».

En entrevue au Journal, l’animateur était à la fois en colère et déçu de «s’être fait ainsi avoir».

«Ils nous approchent pour nous demander d’être avec eux dans un combat contre des coupures et ils se retournent et écrivent une lettre de règlement de comptes contre la télévision et la radio privées. Je n’ai jamais dit oui à ça. Je trouve ça très malhonnête. Je suis contre les coupures à Radio-Canada, mais pas en attaquant injustement les autres réseaux», a indiqué l’animateur.

On sait que Normand Brathwaite fera en août prochain un retour à la radio privée de CKOI. Il animera le retour à la maison. La radio privée a joué un rôle très important dans la carrière de l’animateur puisqu’il y a travaillé pendant 16 ans. «On ne gagne pas des combats en tapant sur les autres. Je trouve ça plate de me retrouver dans cette situation. »

Cette semaine, Denise Robert, Pier re Bruneau, Paul Arcand, France Castel et plusieurs autres ont dénoncé cette manière de faire des gens de la société d’État. «Pas besoin de taper sur les autres pour défendre une institution», a soutenu le morning man numéro un à Montréal, Paul Arcand.

La lettre

Rappelons que, le 26 juin dernier, quelque 71 artistes et personnalités ont signé une lettre intitulée Compressions à Radio-Canada: danger !, parue dans Le Devoir.

Un passage de la lettre écorche durement les autres réseaux de nouvelles qu’on devine être TVA, puisqu’il est maintenant le seul à diffuser des bulletins d’information au quotidien.

On peut y lire que «sans Radio- Canada, quel réseau de nouvelles réserverait l’espace de réflexion coûteux nécessaire à une information autre que spectaculaire, people, tape-à-l’oeil, sensationnaliste, où la une est réservée aux vedettes ou au chien écrasé du voisin?»

Et la radio privée a également été prise pour cible. «Sans Radio- Canada, quel réseau privé radiophonique oserait parler de livres, de culture, d’économie, de philosophie, de sciences?»

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