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Radio-Canada au pays de Mao - Au rythme des Jeux
© Le Journal de Montréal
Luc Grenier pose fièrement dans les décors du plateau des sports de Radio-Canada.

RADIO-CANADA AU PAYS DE MAO

Au rythme des Jeux

Marie-France-Lou Lemay
Le Journal de Montréal
26-07-2008 | 04h00
Un des studios de Radio-Canada rappelle l’album de Tintin Le Lotus bleu par son décor : un gros dragon noir. Le plateau de télévision s’est fait une beauté pour accueillir les chefs d’antenne qui présenteront le plus grand événement sportif du monde.

Du 8 au 24 août, toute la grande tour vibrera au rythme des Jeux olympiques. « On a hâte », dit Luc Grenier, directeur des sports de Radio-Canada. C’est d’ailleurs lui qui a souligné le lien entre le décor et Le Lotus bleu.

«C’est un symbole de la mythologie chinoise, c’était inévitable», indique-t-il. Dans le sous-sol, deux studios seront consacrés aux Jeux. L’un accueillera le plateau des émissions et l’autre sera le «centre nerveux» des Jeux. L’endroit, qui rassemblera une soixantaine de personnes, contiendra un équipement sophistiqué pour qu’on ne manque rien des différentes compétitions.

Le service des sports est en mode olympique depuis de nombreux mois. Dans la salle des sports, un tableau présente le décompte des jours avant le début des Jeux. Il a été installé plus de 200 jours avant la cérémonie d’ouverture.

GROSSE TÉLÉRÉALITÉ

Pour préparer le terrain avant le début des Jeux, des employés de Radio-Canada partent pour la Chine quotidiennement. Ils seront 103 à Pékin pour suivre les compétitions, tandis qu’une centaine d’autres seront à Montréal pour rendre compte des événements.

Guy D’Aoust, François Faucher, Michel Villeneuve et Marie-José Turcotte seront les quatre chefs d’antenne des émissions diffusées toute la journée.

Une fois les Jeux commencés, Radio- Canada devra choisir quelles compétitions seront présentées. Bien sûr, les athlètes québécois et canadiens seront scrutés à la loupe. «Le défi est de toujours faire les bons choix. Il faut suivre le déroulement d’un téléroman qui n’est pas écrit», explique Luc Grenier, qui vivra sa première couverture des Jeux olympiques.

«C’est une grosse téléréalité qui nous amène jour après jour des histoires et des drames», dit pour sa part Marie-Josée Turcotte, qui ne craint pas la censure ou les restrictions pour les journalistes durant les Jeux.

«On en parle beaucoup à cause des événements qui sont survenus, mais pendant les Jeux, ça serait très mal vu, ils seraient très mal venus de faire de la censure, explique-t-elle. Pendant les Jeux, ça serait une pub tellement négative que d’emprisonner un journaliste ou d’en arrêter un alors que toutes les caméras du monde sont là.»

EN DIRECT DANS LE WEB

Le site Internet de Radio-Canada contiendra aussi beaucoup d’information. Onze compétitions à la fois y seront diffusées en direct. Difficile de manquer quoi que ce soit dans ces conditions. «Si à la télé le choix des compétitions est déjà fait, à l’ordinateur, chacun décide quoi regarder», explique Luc Grenier.

Radio-Canada ne détient pas les droits de diffusion des Jeux de Vancouver (2010) et de Londres (2012), qui appartiennent à CTV. Reste à savoir qui obtiendra ceux de Sotchi, en Russie, en 2014. «On va être à la table de négociations, certainement qu’on est intéressé», indique Luc Grenier.


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François Faucher

FRANÇOIS FAUCHER

Avoir plus de temps

Pendant que la Chine dormira à poings fermés, François Faucher présentera en studio, de 12 h 30 à 18 heures, les faits saillants de la journée qui vient de se terminer.

«Il n’y aura rien en direct. Ce sera un très gros résumé avec beaucoup de compétitions qui n’auront pas été vues. De gros blocs de sports. On pourra aussi choisir de présenter des matchs au complet, comme du hockey sur gazon ou du volley-ball», explique-t-il.

Avec la liberté que lui assure le fait d’avoir plus de temps, le commentateur de tennis à la coupe Rogers pourra montrer des événements dignes d’intérêt mais qui n’ont pu être présentés en entier. Il en profitera pour mettre en contexte les rencontres sportives et rappeler les règles du jeu.

«On a un petit recul qui permet de ne rien rater. Je vais faire les liens entre les blocs que je vais présenter», explique François Faucher, qui couvrira ses quatrièmes Jeux olympiques.


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Guy D’Aoust

GUY D’AOUST

Décalage horaire

À l’heure où Guy D’Aoust sera en studio, soit en fin de soirée à Montréal, Radio-Canada présentera ses dernières images en direct avant la «passation des pouvoirs à RDS». Le Réseau des Sports diffusera du matériel olympique de 1 heure à 6 heures.

«Il y aura beaucoup de qualifications puisqu’on est en début de journée (en Chine). Les compétiteurs canadiens ne vont pas nécessairement monter sur le podium, mais on va voir comment ils vont se rendre à la finale», explique Guy D’Aoust.

Comme tous les chefs d’antenne, il avoue que tout peut changer d’une seconde à l’autre.

«Ça fait partie du plaisir du direct, on passe 4 heures en ondes sans télésouffleurs et on improvise tout le temps. Bien sûr, on est bien préparé et on sait où on s’en va», poursuit celui qui s’intéresse particulièrement à l’épreuve du 100 mètres «Depuis la cour d’école, on veut savoir qui court le plus vite !» dit-il.


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Marie-José Turcotte

MARIE-JOSÉ TURCOTTE

Discipline olympique

Parmi les quatre chefs d’antenne à la barre des émissions consacrées aux Jeux de Pékin, Marie-José Turcotte est celle qui a le plus d’expérience des Jeux. Sa première couverture remonte à ceux de Calgary, en 1988.

Pour les Jeux de Pékin, Marie-José Turcotte sera en ondes de 6 heures à midi, soit durant la période où sont présentées la majorité des finales. «On va connaître tous les champions», dit-elle.

Sauf ceux des compétitions de natation, puisque les finales de cette discipline auront lieu le matin à Pékin, soit en soirée ici, afin de pouvoir être diffusées aux heures de grande écoute. Cette décision a été prise à la demande de NBC, détenteur des droits de diffusion des Jeux aux États-Unis.

Debout dès 2 heures du matin, Marie-José Turcotte devra suivre une véritable discipline olympique. «C’est nous les athlètes pendant les Jeux!» dit-elle en riant.

Pour analyser les performances sportives, Marie-José Turcotte sera accompagnée de Richard Legendre, du psychologue sportif Bruno Ouellet et de la médaillée olympique Nathalie Lambert.


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Michel Villeneuve

MICHEL VILLENEUVE

Une question de complicité

Oubliez les commentaires sur les piètres performances du Canadien ; l’émission La Zone se met en mode olympique.

Avec à sa tête Michel Villeneuve, l’émission sera diffusée en direct de Pékin. Ce dernier sera accompagné de la cycliste Lyne Bessette, de l’escrimeur Jean-Marc Chouinard et de l’analyste Alain Goldberg pour rendre compte des performances des athlètes.

«Je pense qu’on va avoir un beau show. Je vais travailler avec des gens extrêmement émotifs et colorés ; la complicité va être extraordinaire», dit Michel Villeneuve.

En raison du décalage horaire, l’émission – renommée La Zone olympique –, qui sera un véritable plateau de discussion, sera présentée de 19 h 30 à 21 heures et l’on y analysera les événements de la veille.

«Je vais faire un survol de toutes les disciplines. On va discuter de tout ; on décortiquera chaque événement comme un match de hockey», explique Michel Villeneuve.

Il souhaite ainsi présenter une analyse plus complète aux téléspectateurs. «Il y a tellement d’événements ; les commentateurs n’ont pas le temps de dire ce qu’ils pensent.»

LES JEUX EN BREF

Parmi les collaborateurs qui seront à Pékin pour analyser les épreuves, on retrouve : Richard Garneau, René Pothier, Annie Pelletier, Jean-Marie De Koninck, Gilles Gosselin, Claude Quenneville et Jean Saint-Onge.

  • La cérémonie d’ouverture débutera à 7 h 30 le vendredi 8 août, alors que la cérémonie de clôture aura lieu de 8 heures à 11 heures le dimanche 24 août.
  • 6 M$ – Coût de production total pour la télé et Internet durant les deux semaines de compétitions.
  • 60 M$ – Somme versée au CIO pour les droits de diffusion des Jeux d’hiver de Turin et des Jeux d’été de Pékin.
  • 12 heures – Décalage horaire entre Pékin et Montréal.
  • 500 – Nombre d’heures de diffusion en haute définition durant les Jeux, soit 263 à Radio- Canada et 200 à RDS, qui diffusera surtout en direct la nuit.
  • Du lundi au vendredi, Radio- Canada diffusera de 19 heures à 19 h 30 À l’heure de la Chine, une émission présentée par les journalistes Jean-François Lépine et Céline Galipeau.
  • Jean-René Dufort sera aussi en Chine où il tentera de tester la sécurité. Il aura aussi une page Internet qui comprendra des photos et des récits.
  • La radio aussi se met en mode olympique. De 9 heures à 10 heures, du vendredi 8 août au dimanche 24 août, Michel Désautels animera Pékin 2008, une émission dans laquelle il fera le point sur les événements et les exploits du jour en direct de la Chine.
Durant tous les Jeux, des bulletins spéciaux seront diffusés cinq minutes avant l’heure, de 5 h 55 à minuit. La radio présentera deux émissions spéciales d’Attendez qu’on se souvienne sur le thème des Jeux, les samedis 9 et 16 août à 11 heures.

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