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Canoë

DORIANE FABREG

Un retour… tranquillement

Marc-André Boivin
02-10-2008 | 17h19

Doriane Fabreg ne s’est pas fait prier très longtemps avant d’accepter de jouer la porte-parole des soirées-bénéfices de Jeunes Musiciens du monde (JJM) qui se tiendront à Québec les 22 et 24 octobre et à Montréal à la fin novembre. De retour de France, celle qui prépare son retour tout doucement, loin de la tourmente, a maintenant du temps pour s’impliquer.

«JJM, ç’a toujours été quelque chose qui me tenait à cœur. Si je peux profiter de ma tribune pour servir cette cause aider l’événement et utiliser la musique pour appuyer un mouvement comme celle-là, c’est sûr que je vais le faire. Ça faisait longtemps en plus que je voulais le faire pour Mathieu et Blaise (Fortier) que je connais depuis un bon moment déjà», explique l’ancienne membre de Dobacaracol.

Contrainte

Celle-ci ne cache pas que les premières années de Dobacaracol ont été difficiles et que le groupe, qu’elle formait en compagnie de Carole Facal, a épousé de nombreuses causes histoire de se faire le plus visible possible. Mais la sortie de l’album Soley, qui a connu un succès monstre, l’a par la suite empêchée d’en faire autant pour les organismes qu’elle aurait aimé appuyer.

«Aujourd’hui, je suis vraiment contente d’avoir plus de temps et de pouvoir m’investir à fond. Je vais jouer de nouvelles pièces lors des deux soirées-bénéfice à Québec et je vais répondre présente à chaque fois qu’ils auront besoin de moi», ajoute-t-elle. Il ne serait donc pas étonnant de la voir aller faire un petit tour de quelques jours, cet hiver, chez les Algonquins de Kitcisakik, en Abitibi-Témiscamingue, où JJM vient tout juste d’ouvrir une école.

La musicienne a d’ailleurs interprété Here and There, une nouvelle composition qui annonce le meilleur, lors du point de presse visant à faire l’annonce de l’ouverture de cette nouvelle école et pour annoncer la programmation des soirées qui se tiendront dans la Vieille-Capitale.

Exil, repos et ressourcement

Doriane Fabreg a vécu difficilement le succès de Dobacaracol. Horaires de fou, longues tournées à travers le monde, donc loin de son garçon et de sa famille, pas toujours évident la vie d’artiste, à moins d’y être bien préparé.

«C’est vrai qu’après les trois dernières années, j’avais vraiment besoin de repos afin de me ré-enraciner dans la vraie vie. C’est en quelque sorte un réapprentissage de redevenir une mère de famille après autant de temps à l’extérieur. Tes proches deviennent comme des extra-terrestres quand tu reviens. C’est la même chose avec tes amis», confie-t-elle.

C’est donc la France qu’elle a choisie pour prendre du recul. Elle qui s’y est installée en décembre dernier pour se ressourcer et se remettre à écrire. «J’ai beaucoup écrit dans les derniers mois, mais ça ne veut pas dire que je suis déjà au stade de penser à un premier album solo. Je suis une lente qui fait l’hommage de la lenteur. Je prends mon temps, mais je travaille tout de même très fort à ma musique. L’idée c’est que je veux être maître à bord», lance-t-elle avec le sourire.

L’artiste admet qu’elle n’a pas su gérer correctement sa vie personnelle et le côté professionnel du métier: «J’ai perdu mes repères et mes attaches. Je ne regrette rien, mais maintenant, je sais ce que je suis capable de prendre.» Finies donc les tournées intensives qui la tiennent à l’écart de sa famille trop longtemps. «Je veux faire quelque chose qui me ressemble vraiment. Je veux me trouver et je sens que ça s’en vient», conclut-elle en riant.

En attendant la fin de cette quête personnelle, Doriane Fabreg planche sur un projet de trame sonore pour un documentaire que doit réaliser un ami. Si le projet est au stade embryonnaire, celui-ci pourrait tout de même voir le jour avant un premier effort solo.

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