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Le retour aux bases du rock’n’roll - AC/DC - Black Ice
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LE RETOUR AUX BASES DU ROCK’N’ROLL

AC/DC - Black Ice

21-10-2008 | 04h00
N’importe quel groupe qui a au moins 25 ans de carrière fait face à un problème récurrent: mettre en marché un nouveau disque qui va être inévitablement comparé avec ses meilleurs albums du passé.

Avec AC/DC, c’est encore pire. Le groupe a maintenant 35 ans de millage, plus d’une demi-douzaine d’albums qui font figure de classiques et trois fois plus de chansons qui sont des monuments incontournables de l’histoire du rock.

Pour Black Ice, premier disque en huit ans, les frères Angus et Malcom Young – qui composent les titres du groupe australien – faisaient face à un défi: comment être fidèle au passé sans être répétitif?

Réponse: en revenant à la base du rock’n’roll. Le mot-clé est là. Black Ice est écrit, pensé, joué et réalisé ainsi.

En ouverture, Rock n’Roll Train, avec son gros refrain fédérateur, un court mais solide solo d’Angus, et la voix de Brian Johnson encore aiguisée à 61 ans, va plaire à toutes les générations.

Autres bombes potentielles de spectacles: Big Jack et Wheels. La première est du AC/DC branché sur la haute tension avec son riff classique en cascades, son tempo accéléré et son cri de ralliement («Big Jack! Big Jack!») qui va se hurler lors des concerts. La seconde ne laisse pas sa place avec quelque chose qui ressemble à un cri primal de Johnson et une finale bétonnée.

FILLES, FRIC, ETC.

On pourrait presque ajouter la très convenue She Likes Rock N’Roll à ce duo. Tout est dans le titre.

Les filles vont aimer ça, peut-être au point d’enlever leur t-shirt durant les spectacles.

Moins percutante, mais reposant sur une solide charpente rythmique, Money Made, avec son propos sur le fric, est l’un des titres qui valent le détour. Et dans le genre AC/DC classique, Spoilin’ for a Fight et la chanson-titre sont dures à battre. Les vétérans ne sont jamais trop loin du blues rock non plus. Ici, ce sont Decibels – dont l’ouverture rappelle ZZ Top – et Stormy May Day qui se qualifient.

S’il ne se paie aucun solo du calibre de la montée en puissance de Thunderstruck, Angus Young, 53 ans, a encore de l’électricité dans les doigts et Johnson a une voix du tonnerre. À leur âge, c’est très bien…

Cela dit, Skies on Fire est ennuyante au possible, Smash N’Grab pourrait figurer sur n’importe quel album du passé et Rocking All the Way est un calque risible de Highway to Hell. Après 35 ans…

Ceux qui ont préféré AC/DC à leur summum hard rock aux influences métal (Highway to Hell et Back in Black) vont trouver le nouveau-né moins rentre-dedans que ses illustres prédécesseurs. Black Ice ne méritera pas le statut de classique, mais il est, ni plus ni moins, un bon disque de rock’n’roll. En magasin mardi.

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