Accueil Divertissement
 
Canoë
Festival international de la poésie - Portrait de François Vigneault

FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA POÉSIE

Portrait de François Vigneault

10-10-2008 | 12h46
Dernière modification : 12h52
À l’occasion du Festival international de la Poésie, qui se déroule à Trois-Rivières, Canoë diffuse chaque jour le portrait d’un poète québécois.

C’est donc l’occasion pour l’amateur de poésie de découvrir les auteurs qui ont su se démarquer par leur talent et leur implication dans le milieu culturel québécois et international.


François Vigneault est né en 1960 à Québec. À vingt-neuf ans, il publie son premier recueil, Croquis pour un sourire (Éditions des Forges, 1989) qui traite de l’amour et des doutes qu’il faut vaincre pour le voir enfin prendre sa pleine démesure. Grâce à ce recueil, il obtient une bourse qui lui permet d’aller promouvoir son œuvre dans cinq salons du livre.

En 1990, il complète sa maîtrise en littérature québécoise à l’Université Laval. Son mémoire analyse toute l’œuvre poétique de Jean-Aubert Loranger pour en faire ressortir toute la richesse et, à la fois, le reconnaître comme un des grands poètes de notre histoire littéraire.

En 1991, il sera le parrain de la toute première édition du Salon du livre de la Côte-du-Sud.

En 1994, son troisième enfant naît et l’année suivante, il publie Où vont les chevaux des manèges (Éditions du Loup de Gouttière, 1995). Ce recueil traite de la paternité, du sens qu’elle donne à la vie à travers l’évolution de ses trois jeunes enfants:

C’est l’occasion pour le poète de rendre compte de la profondeur de la vie à travers un vocabulaire et un univers quotidien paradoxalement ludiques.

Depuis quelques années déjà, François Vigneault écrit aussi des chansons. Lorsque le Festival en chansons de Petite-Vallée ouvre une catégorie pour les paroliers en 1997, il s’y inscrit et gagne le prix de la Socan pour la chanson Ba be bi bo blues, une chanson qui résume si bien son second recueil qu’elle en suscite sa réédition (la chanson s’y retrouve en poème liminaire).

En 2000, il participe à un projet qui le séduit: Les œufs; il était douze fois (Éditions Le Loup de Gouttière) rassemble douze contes poétiques d’auteurs différents qui tournent autour du thème de l’œuf. L’auteur y publie Qui pond les étoiles. L’année suivante, l’auteur a rassemblé les meilleurs poèmes qu’il ait écrit depuis les vingt dernières années autour du thème de l’humanité et de son destin, de la mort et du sens de la vie dans un nouveau recueil: Entre la cuiller et l’océan (Éditions des Forges, 2001). Il offre au lecteur une vision du monde, une photographie des espoirs, des désespoirs, dénonce l’inconscience des dirigeants face à la destruction de l’environnement et à l’indifférence des humains entre eux. En 2007, il a eu le bonheur de voir ce troisième recueil traduit en espagnol pour sa publication au Mexique.

Son prochain recueil sera publié aux Éditions Les Heures Bleues en 2009: Poèmes du Jardin, à propos duquel l’auteur dit: «Je me suis assis sur mon banc de parc et j’ai regardé ma cour, mon jardin. À partir des simples éléments de ce jardin, des plantes, des animaux et du ciel qui l’habitent, je traite de l’humanité, de ce qui l’angoisse dans de courts poèmes, des haïkus». Le poète raconte dans ce recueil sa vision du monde à travers l’univers d’un petit jardin, le long des quatre saisons et d’une cinquième, amoureuse, celle-là.

Au cours des années, François Vigneault a participé à plusieurs activités littéraires et lu fréquemment ses poèmes, entre autres, à la Grande soirée de poésie du Festival international de poésie de Trois-Rivières (1990, 2002, 2007 et 2008). Tous ses recueils ont d’ailleurs fait l’objet d’une réédition. Trois poètes ont particulièrement influencé son œuvre: Jean-Aubert Loranger, Gilles Hénault et Eugène Guillevic.

En 2001, il voit sa chanson Je m’ennuie de chez nous endisquée par Laurence Jalbert sur l’album Et j’espère. En chanson, il travaille beaucoup avec Mario Peluso qui lui consacre un album entier en 2006 Minuit moins cinq. Il a aussi collaboré à l’album Sans détour de Véronique Dicaire avec La neige nue et avec Linda Racine qui lui chante deux magnifiques chansons poétiques jazz sur son album Au cœur du monde.

haut