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Madagascar 2 - Retour au bercail
© DreamWorks

MADAGASCAR 2

Retour au bercail

par Maxime Demers
Le Journal de Montréal
01-11-2008 | 04h00
Trois ans après leurs premières aventures à Madagascar, Alex le lion, Marty le zèbre, Melman la girafe et Gloria l’hippopotame sont de retour au grand écran pour un nouveau périple qui les amènera cette fois-ci sur leur terre d’origine.

Rappelons que dans le premier film Madagascar, nos quatre sympathiques héros, entraînés par Marty le zèbre, s’évadaient du Zoo central de New York et se retrouvaient en liberté sur l’île de Madagascar.

Dans Madagascar 2, qui prend l’affiche vendredi, nos quatre héros s’échappent encore une fois de leur zoo new-yorkais pour échouer cette fois-ci dans la savane africaine, la terre de leurs familles respectives avec lesquelles ils ne tarderont d’ailleurs pas à renouer.

Les deux réalisateurs Eric Darnell et Tom McGrath avaient déjà une idée de suite en tête quand le premier film a pris l’affiche il y a trois ans. Ils n’attendaient que le feu vert du studio (Dreamworks) et de leurs producteurs pour mettre en branle le projet. Mais, avec le succès instantané qu’a rencontré le premier film, ils n’ont pas eu à patienter très longtemps.

ALLER DE L’AVANT

«Au second week-end en salle, on a décidé d’aller de l’avant pour le deuxième film», confirme la productrice Mireille Soria, rencontrée la fin de semaine dernière dans un hôtel de Los Angeles.

«Ce qui a aidé, c’est que le film a eu un bon succès aux États-Unis (près de 200 millions de dollars aux guichets), mais il a eu un succès extraordinaire à l’international (532 millions de dollars partout dans le monde), souligne Tom McGrath.

«Ça nous a soulagés d’avoir le feu vert pour un autre film parce qu’on tenait vraiment à en faire un autre», ajoute Eric Darnell.

«On était fiers du premier film, mais on sentait qu’on pouvait faire mieux. Le premier film était un peu simpliste. On le regardait et on se disait qu’on pouvait faire du meilleur boulot en prenant ces personnages et en les amenant encore plus loin.

«Tom et moi avons grandi en regardant les vieux dessins animés de Warner (Bugs Bunny et compagnie) et ça nous a inspirés, je crois, dans la façon d’exagérer nos personnages. On travaille énormément l’allure et les expressions faciales de nos personnages.»

AMOUR IMPOSSIBLE

Le second film est aussi plus travaillé sur le plan de la définition et de la texture de l’image. Les deux réalisateurs se sont même payé un voyage au Kenya, histoire de découvrir la vraie savane et d’être le plus fidèles possible à la nature et aux paysages africains.

«Recréer en animation des paysages africains comme ceux-là avec tous les petits détails qu’on y a mis aurait été très difficile il y a quatre ans», souligne Tom McGrath.

Si l’histoire du nouveau film est à nouveau construite autour des quatre héros du premier film (le lion, le zèbre, l’hippopotame et la girafe), elle met en scène aussi de nouveaux personnages comme les parents d’Alex le lion, un hippopotame séducteur et un groupe de touristes pas comme les autres.

© DreamWorks

Une histoire d’amour impossible se dessinera aussi entre deux vieux amis, Melman et Gloria. Une girafe avec un hippopotame?

««On avait déjà pensé à une histoire d’amour entre les deux dans le premier film, mais on avait tellement d’autres histoires à raconter qu’on n’a jamais trouvé le moyen de l’inclure», indique Tom McGrath.

«Et c’est une bonne chose finalement parce que ça nous a permis de mettre leur idylle au coeur de l’histoire du second film. Ces deux personnages étaient vraiment parfaits pour tomber en amour. Le gros hippopotame avec la grande et mince girafe. La femme forte et extravertie avec le gars timide et hypocondriaque.

«En fait, ça nous semblait un match parfait tout spécialement dans l’histoire qu’on raconte qui suggère en gros qu’on n’est pas obligé de vivre selon les règles imposées par le monde qui nous entoure. Il faut s’accepter comme on veut et vivre de la manière qu’on veut. Ainsi, pourquoi une girafe n’aurait-elle pas le droit de tomber en amour avec un hippopotame?»

Petite saveur québécoise

Même si le film a été doublé en France, il y aura un peu du Québec dans la version française de Madagascar 2 grâce à Anthony Kavanagh, qui prête une fois de plus sa voix au zèbre Marty.

Kavanagh avait en effet déjà fait la voix de Marty dans la version française du premier film. Dans la version originale anglaise, c’est l’humoriste américain Chris Rock qui fait parler le sympathique zèbre.

«J’avais fait le premier il y a deux ans et ça avait été utilisé aussi au Québec, disait Kavanagh au Journal de Montréal en juillet dernier au sujet de sa participation à Madagascar 2.

«Le doublage, pour moi, c’est une récréation. C’est un métier en soi, certains le font chaque jour, mais comme je fais un film par année, pour moi c’est une récréation. J’aime m’enfermer et me mettre dans la peau de personnages de dessins animés comme ça.»

HASARD

Outre Madagascar 1 et 2, Anthony Kavanagh a déjà participé au doublage de plusieurs films américains en France, dont Happy Feet et Home on the Range.

Mais il faut dire que c’est un hasard si on entendra un Québécois dans la version française de Madagascar 2. Comme pour le premier film de la série et pour toutes les autres productions du studio d’animation Dreamworks (comme Shrek ou Kung Fu Panda), les Québécois doivent se contenter d’une version doublée en France.

Dreamworks (qui a été acheté en 2005 par Paramount) refuse en effet depuis toujours de faire doubler ses films au Québec. Ce qui fait que certaines versions françaises de films, comme Shrek, comprennent leur lot d’expressions typiquement françaises et parisiennes que les enfants québécois ne comprennent pas toujours.

Rappelons d’ailleurs que depuis qu’il a acquis Dreamworks, Paramount a reçu l’an passé le prix citron de l’Union des artistes, le pourcentage de ses films doublés au Québec était passé de 90% en 2005 à 42% en 2006.

Madagascar 2 prend l’affiche vendredi.

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