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Étincelles et clichés - Nights in Rodanthe
Cote de Canoë
2.5/5

ÉTINCELLES ET CLICHÉS

Nights in Rodanthe

Bruno Lapointe
Le Journal de Montréal
27-09-2008 | 05h00
L’idée de Nights in Rodanthe était prometteuse : Richard Gere et Diane Lane réunis encore une fois à l’écran pour donner vie à des personnages créés de la plume de l’auteur Nicholas Sparks. Mais, au final, on n’a droit qu’à un film d’amour sirupeux, larmoyant et, bien franchement, tout ce qu’il y a de plus banal.

Avouons-le, The Notebook, dernière adaptation d’un roman de Nicholas Sparks, avait de quoi émouvoir les cinéphiles les plus durs et les plus sceptiques. Maintenant que Nights in Rodanthe débarque sur nos écrans, les attentes étaient réelles. Et trop hautes pour le résultat…

Richard Gere devient un réputé docteur ayant mis de côté toute vie familiale et romantique au profit de sa carrière. Diane Lane y incarne quant à elle une femme qui doit décider si elle pardonne ou non à son mari qui l’a trahie.

Les deux inconnus se rencontrent au cours d’un week-end qui pourrait avoir des répercussions sur le restant de leurs vies.

BANAL ET CONVENU

Déjà là, le récit semble banal et convenu. Mais on lui a donné toutes les chances du monde de nous prouver le contraire. Ce qu’il n’a jamais fait.

Pourtant, il aurait été facile d’offrir une chronique encourageante d’une deuxième chance à l’amour, de la possibilité – et de la beauté – de trouver l’amour alors qu’on pensait devoir passer son tour. Mais non. Tout ce que Nights in Rodanthe nous livre, c’est un triste constat, livré à grands coups de répliques peu inspirantes et de grossiers clichés.

En fait, le film semble tirer dans toutes les directions en multipliant les avenues narratives, qu’il finit par laisser choir sans même les explorer.

Heureusement, la chimie entre Richard Gere et Diane Lane est tout simplement palpable. Les deux acteurs, qui se connaissent depuis aujourd’hui 25 ans, sont devenus des amis proches au fil des années. Et ça paraît.

Ensemble, ils percent l’écran, mais même les étincelles les plus enflammées ne parviennent à détourner l’attention de toutes les failles de Nights in Rodanthe.

LE VISUEL AU DÉTRIMENT DU CONTENU

Le réalisateur George C. Wolfe, qui a fait ses classes notamment à l’école du théâtre musical, semble avoir trop tenté de parfaire l’esthétique visuelle de son premier long métrage. Le résultat a beau être agréable pour les yeux, on sent que le contenu a été délaissé.

Il faudra donc attendre avant de renouer avec le Nicholas Sparks qu’on aime tant, avec sa sensibilité et sa plume si humaine. La réponse facile serait de dire qu’on pourra se reprendre l’année prochaine avec Dear John, film basé sur un de ses romans à succès. Mais lorsqu’on entend la rumeur selon laquelle Miley Cyrus est pressentie pour un rôle, on peut s’attendre à devoir passer notre tour…