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Notre critique  - Astérix et les Vikings
Cote de Canoë
2.5/5

NOTRE CRITIQUE

Astérix et les Vikings

- Vu et commenté par Martin Morin
17-07-2006 | 16h36
C’est rempli du naïf espoir de renouer avec l’esprit des bons vieux films d’Astérix (Les 12 travaux, Astérix et Cléopâtre) que je me suis blotti dans le siège capitonné de la salle du Quartier Latin pour visionner ce dernier trait des aventures animées de nos Armoricains préférés.

Par Toutatis! Par Bénélos! Par exemple!* Le ciel serait-il finalement tombé? Quand même pas, mais l’enfant en moi fut déçu.

Si le dessin gagne en qualité et en texture grâce à un certain respect de la méthode utilisée chez les films plus âgés, jouxté à une utilisation correcte des outils informatisés, on ne peut que susurrer un «bah» d’indifférence une fois les lumières revenues.

Le film n’est pas mauvais, au contraire; il s’agit d’un dessin animé fort correct avec moult personnages sympathiques et des situations pour le moins amusantes. Inspiré à la base d’Astérix et les Normands, le film met en scène Goudurix, neveu du chef Abraracourcix qui est envoyé dans le petit village gaulois pour être pris en main et «devenir un homme».

Ceux qui ont lu leurs classiques se rappelleront que pendant ce temps, les vils Normands, acariâtres et assoiffés de sang, débarquent sur les côtes gauloises avec un but bien précis: trouver le champion de la peur tous azimuts qui leur enseignera comment voler, car comme le dit clairement le dicton: «La peur donne des ailes».

Les puristes, eux, se rappelleront qu’il n’y a pas d’histoire d’amour autour de laquelle gravite le récit et que la version papier donne beaucoup d’importance au barde Assurancetourix - il est après tout au cœur du dénouement de l’histoire.

À l’écran, il en va tout autrement. Ne vous attendez donc pas à une version fidèle de la bd.

Comme il est maintenant de mise, qui dit film d’animation dit «voix célèbres» et Astérix et les Vikings n’y manque pas: Pierre Palmade, Pierre Tchernia, Bernard Alane et tutti quanti donnent vie aux personnages d’Uderzo. Cette vie est toutefois dénuée de la magie et de l’humour 2e et 3e degrés qui sont partie prenante de l’œuvre à laquelle le duo Goscinny-Uderzo nous a jadis habitués.

La production de ce film pour toute la famille aurait coûté quelques 22 millions d’Euros. Vingt-deux. Ça revient assez cher pour un film qui, somme toute, se regarde très bien à la télé un dimanche matin avec les mômes. Tant qu’à allonger les gros billets verts au cinoche, tournez-vous donc vers Pirates des Caraïbes 2 ou, si vos enfants sont trop jeunes, Le retour de Superman. Ou bien patientez quelques mois pour Ciné-Cadeau! Avec ça, on ne se trompe jamais…

* merci à Goscinny pour l’emprunt