NOTRE CRITIQUEPirates des Caraïbes: Le coffre du mort - Vu et commenté par Antoine Godin 12-07-2006 | 11h27
Cette fois, on troque l'équipage squelettique de la Perle Noire et le capitaine Barbossa pour celui du vaisseau fantôme Le Hollandais volant et son capitaine Davy Jones, pour des cannibales et le Kracken. Il s'agit d'un troc à notre avantage, d'autant plus que Johnny Depp y est toujours aussi amusant en capitaine de la Perle Noire avec sa boussole n'indiquant pas le Nord et sa démarche instable à l'image du caractère du personnage Jack Sparrow. La trame reprend exactement là où on l'avait laissée: les représentants du roi sont toujours à la recherche de Jack Sparrow pour mettre fin à la piraterie dans un monde où l'occupation progressive des mers par l'armée britannique réduit le territoire des bandits comme peau de chagrin. Les diverses tractations de Jack Sparrow pour sauver sa vie mènent à des poursuites et des combats multiples entre le pirate renommé, l'armée anglaise et Le Hollandais volant. Le combat ultime est bien entendu réservé au dernier volet de cette imposante trilogie, les trilogies étant apparemment devenues la norme dans l'industrie lourde cinématographique.
Meilleur ou pas que le premier?
Pirates des Caraïbes: Le coffre du mort
Certains diront que c'est une question de goût, mais il faut savoir qu'en plus des combats multiples, ce deuxième film nous plonge dans un univers marin beaucoup plus sombre et dégoûtant avec l'arrivée des cannibales, mais aussi, et encore plus, avec l'équipage visqueux et glauque du Hollandais volant dont les membres maudits enguirlandés d'algues et de créatures des abysses revêtent un aspect mi-fantôme, mi-mollusque. Alors est-ce que ça plaît ou pas? Répondons clairement oui, mais en soulignant tout de même quelques agacements. Si l'on se fie au Pirates II et aux deux autres trilogies lourdes que sont Le Seigneur des anneaux et La Matrice, il semblerait que les experts responsables des grosses productions aient déterminé qu'augmenter le nombre de combats et de monstres dans les deuxième et troisième volets d'une œuvre participaient à maintenir l'intérêt du public. ![]() Personnellement, je trouve cette tendance ennuyante et je ne peux m'empêcher de réprimer quelques bâillements au millième membre roulant à la pointe de l'épée. Ceci dit, la recette fait ses preuves puisque au moment où j'écris ces lignes, nous savons déjà que le film a battu le record absolu pour un week-end au box-office nord-américain - établi par Spider-Man en 2002 (114,8 millions) - en récoltant 135,6 millions de dollars de vendredi à dimanche.
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