CÉLÉBRITÉSL'ancien majordome de Diana ne trahira pas ses secrets03-11-2002 | 15h04
Depuis que les accusations de vols pesant contre lui ont été abandonnées vendredi, mettant un point final à un procès qui avait fasciné toute la Grande-Bretagne, Burrell a été assailli d'offres lucratives pour raconter sa vie au service de Lady Di et du prince Charles. Mais son avocat a répété que son client était un homme intègre, qui ne racontera pas les détails croustillants de la vie de la princesse pour de l'argent. 'Je pense pas qu'il en parlera un jour', a-t-il assuré sur la BBC. 'Je ne pense pas que vous puissiez le forcer à tout raconter'. Selon lui, les secrets les plus intimes que la princesse lui ait confiés devraient rester protégés. Paul Burrell était accusé du vol de centaines d'objets appartenant à la princesse Diana et à d'autres membres de la famille royale, entre le 1er janvier 1997 et le 30 juin 1998. Parmi ces objets figuraient des lettres, des photographies et des CD qui auraient appartenu à Diana, au prince Charles et à leur fils William. La reine elle-même est venue mettre un terme à cette histoire en faisant savoir qu'elle avait rencontré le majordome peu après la mort de Diana, le 31 août 1997, dans un accident de voiture à Paris. Il lui avait alors expliqué que la garde de certains documents de la princesse lui avait été confiée. La BBC, qui a indiqué avoir contacté par téléphone Paul Burrell pendant le week-end, a rapporté qu'il avait gardé le silence sur cette rencontre avec la reine parce qu'il ne pensait pas que ce qu'il lui avait dit pourrait le blanchir. Burrell a également expliqué au 'Sunday Telegraph' qu'il avait tenté pendant cinq ans de préserver la confidentialité de leur rencontre. 'Je n'ai parlé de ce qui s'était passé avec mon avocat qu'il y a deux jours', a-t-il raconté. 'C'était entre moi et Sa Majesté (...) J'ai toujours eu une grande admiration pour la reine. Ce qu'elle a fait pour moi, intervenir de cette manière, c'est sans précédent. Je suis tellement heureux'. Selon le palais de Buckingham, la reine ne s'est rendue compte que récemment que sa conversation privée avec Burrell pouvait avoir son importance dans ce procès. Mais les sceptiques arguent qu'elle a agi ainsi pour éviter que des témoignages gênants pour la famille royale ne viennent émailler le procès. Pour le député travailliste Paul Flynn, Burrell aurait pu 'dévoiler de nouvelles informations qui auraient causé de nombreux dégâts'. Une affirmation que ne partage pas l'avocat de l'ancien majordome. 'Paul n'aurait jamais dit quoi que ce soit gratuitement sur la famille royale pour faire du sensationnalisme. Il respecte et vénère la reine et la famille royale', a-t-il souligné sur la BBC. Néanmoins, 'il se serait protégé et aurait protégé sa famille. Je l'avais dit dès le départ'. En attendant, l'ancien majordome a reçu de nombreuses propositions de journaux et d'éditeurs, venues du monde entier, a indiqué son agent Dave Warwick. L'attaché de presse Max Clifford, spécialisé dans la gestion de la vie privée des célébrités, a précisé que la vente des secrets intimes de la famille royale pourrait lui rapporter une fortune. 'C'est à lui de choisir ce qu'il veut faire. Mais ce qu'il détient vaut des millions', a-t-il souligné. (AP) |
Pub