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Rachid Badouri - En amour avec le public
© PHOTO LE JOURNAL – PABLO DURANT
Rachid Badouri, en spectacle au Théâtre St-Denis du 7 au 25 octobre et à Brossard du 7 au 9 novembre.

RACHID BADOURI

En amour avec le public

Pascale Lévesque
04-10-2008 | 14h00

Rachid Badouri lançait il y a un an, à quelques jours près, son premier one-man-show. Ce n’était que le début de la vague pour l’humoriste, qui doit sûrement compter le temps comme les chiens, dont chaque année équivaut à sept pour un humain normal. Autrement, comment expliquer la longue liste de ses accomplissements en seulement un an.

Dans quel état d’esprit étais-tu il y a un an, à la veille de ton spectacle au Théâtre St-Denis?

J’avais hâte, mais j’étais terriblement nerveux, jusqu’à ce que je parle avec Patrick Groulx.

«T’as l’air nerveux!» qu’il m’a dit. Je lui ai répondu que j’en étais presque malade. «Tu me niaises! a renchéri Patrick. Une première, c’est ce que tu souhaites revivre tous les jours de ta tournée! En plus, avec toute ta famille et tes amis qui seront présents, ce sera le plus gros party de ta vie!» Grâce à ses conseils, j’ai pu profiter en au maximum, de ce party.

Qu’as-tu coché dans ta liste de choses à réaliser au cours de l’année qui vient de passer?

Présenter mon premier one-manshow, faire le tour du Québec grâce à mon métier et dépasser les 150000 billets vendus. C’est fait! Je voulais aussi animer un gala Juste pour rire, mission que j’ai accomplie cet été. Ah! Gagner un Olivier! Ça, j’en suis très heureux.

Quoi encore… Monter un plan d’attaque pour le marché français, salarier mon père, enfin, c’est en train de se faire. Côté plus personnel, j’ai acheté un condo: c’est ma toute première propriété.

À quoi ressemble ta liste à cocher pour la prochaine année?

R Acheter ma première voiture neuve à vie! Côté carrière, j’aimerais d’abord mettre en branle le plan pour la France, animer un autre gala Juste pour rire, qui sait! Et avoir ma propre émission de télévision.

J’ose aussi souhaiter un Félix, même si c’est déjà un immense honneur d’être en nomination au gala de l’Adisq.

Comment ta vision du métier, ou ta façon de l’aborder, a-t-elle changé depuis un an?

D’abord, je ne regarde plus les critiques. Ensuite, je ne pensais pas tomber en amour avec le public comme ça…

Je suis beaucoup plus complice avec lui et je crois que ça a changé le visage de mon show. J’ai aussi appris cette année qu’il faut déléguer, laisser les pros faire leur job.

Tes rêves sont-ils les mêmes en ce moment, par rapport à ceux que tu avais en octobre 2007?

Il y a beaucoup plus de missions humanitaires dans mes rêves. Ma fondation Action, qui parraine de jeunes Haïtiens de 5 à 18 ans, voit le jour. Ma famille est très impliquée. L’idée est de pourvoir aux besoins scolaires et alimentaires de ces enfants.

J’ai aussi un autre projet, celui d’une académie prestigieuse réservée à des jeunes Québécois moins nantis ou affectés par des troubles de comportements.

En rafale, complète la phrase: «Il y a un an… »

Il y a un an, ma porte de douche, je la tenais avec un crochet. Aujourd’hui, dans mon nouveau condo, ma douche n’a pas de porte! Ah! Et il y a un an, la police m’arrêtait en me disant «T’as dix jours pour payer l’amende», alors que maintenant, c’est «Compte moi une joke et je te laisse partir!» C’est vraiment arrivé.

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