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© Photo Pablo Durant, Le Journal de Montréal |
André Sauvé commence officiellement sa première tournée lundi prochain à Montréal. |
ANDRÉ SAUVÉ EN TOURNÉE
Le «pissou» prend le Québec d’assaut
Marc-André Boivin - Agence Nomade
01-10-2008 | 12h55
Un premier spectacle solo 42 ans, voilà qui n’est pas ordinaire.
Mais quand on regarde André Sauvé, tout comme son parcours d’ailleurs, on se rend rapidement compte que l’humoriste n’a pas l’habitude de faire les choses comme les autres.
Il se qualifie lui-même de «pissou» et d’angoissé.
Comme quoi, avec André Sauvé, c’est dans la tête que ça se passe.
C’est un pari qui a mené Sauvé à la scène humoristique, lui qui s’est présenté au concours d’humour de Dégelis après un défi lancé par un ami.
Comme le hasard fait bien les choses, Judy Richards agissait alors comme marraine et comme Yvon Deschamps n’est jamais bien loin de celle-ci, il était assis dans la salle pour la grande finale, finale que Sauvé a remporté en faisant du même coup écarquiller les yeux de la légende.
«Je faisais rire bien des gens dans mon salon, mais je n’ai jamais pensé en faire une carrière. Un de mes amis m’a dit que je n’oserais pas participer à ce concours, alors je l’ai fait, mais sans savoir que Judy et Yvon y étaient. Quand Judy m’a rappelé par la suite, je lui ai dit que j’avais fait ça juste pour niaiser. C’est donc un concours de circonstances et là, ma vie a complètement viré de bord», lance celui qui faisait plutôt dans la danse classique de l’Inde et dans la massothérapie.
Écriture difficile
Éternel angoissé, un des rares à ne pas être passé par l’École nationale de l’humour, André Sauvé s’était fait remarquer dès son premier passage à Juste pour rire, il y a quelques années, avec ses variations sur
Soir d’hiver d’Émile Nelligan.
Il avait d’ailleurs remporté le prix Révélation de l’année en 2006 et s’est vu décerner, cette année, le prix de la Découverte de l’année au dernier gala des Olivier.
Pas mal tout de même pour quelqu’un qui déteste l’écriture.
«L’écriture est un exercice vraiment dur pour moi et j’écris toutes mes affaires. Nous avons bien essayé de trouver un auteur, mais ça ne marchait jamais. Même Pierre Légaré, qui est mon script-éditeur, m’a dit qu’il n’écrirait jamais une ligne pour moi. C’est pour cette raison que ça m’a pris du temps à démarrer pour mon spectacle.
Il aura fallu qu’on lui impose une date d’échéance pour que les choses se mettent réellement en branle.
«Comme je suis un grand peureux, j’ai accepté qu’on mette une date, à condition que je puisse annuler, C’est une question de confiance, j’suis un pissou en fait. Un pissou qui va de l’avant quand même», souligne-t-il en admettant qu’il a toujours aussi peur et qu’il doute tout autant avant de monter sur scène.