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Daniel Gélinas - «Nous avons tous travaillé très fort»
© Le Journal de Québec
« McCartney et Céline ont été le roi et la reine du 400e de Québec », dit le directeur général de la Société du 400e, Daniel Gélinas.

DANIEL GÉLINAS

«Nous avons tous travaillé très fort»

Philippe Meilleur
Le Journal de Montréal
31-08-2008 | 04h00
Il refuse de se considérer comme le sauveur des fêtes du quadricentenaire de sa ville, mais c’est ainsi que le voit le public. Tandis que s’achève le plus riche été culturel qu’ait connu Québec ces dernières années, Daniel Gélinas, directeur général du 400e, répond à nos questions sur les grands spectacles extérieurs qui ont marqué les dernières semaines.

Pourquoi avez-vous toujours refusé de comparer les spectacles de Paul McCartney et de Céline Dion sur les plaines d’Abraham?

«Ce sont deux grands artistes qui ont chacun marqué la musique à leur façon. Céline est la chanteuse qui a vendu le plus d’albums au monde, c’est la fierté d’un peuple. McCartney a révolutionné le monde de la musique avec les Beatles et son travail en solo. Je les vois ainsi, comme le roi et la reine des fêtes du 400e, plutôt que comme des concurrents. Il y a cent ans, la royauté faisait courir les foules; désormais, ce sont des artistes comme eux qui sont devenus des icônes aux yeux du public.»

Vous aviez exprimé le désir d’offrir une large palette musicale aux amateurs cet été. Diriez-vous que vous y êtes parvenu?

«Absolument. Que l’on pense à Linkin Park, Charles Aznavour et Van Halen: ce sont trois artistes au registre très différent qui ont chacun comblé leur public respectif.

Je pense aussi à Moby et à Bran Van 3000, qui ont aussi obtenu un succès monstre. À peu près tous les artistes québécois sont aussi venus chez nous cet été; vraiment, nous voulions que chaque personne puisse trouver son compte dans les festivités du 400e et nous y sommes parvenus.»

Avez-vous peur que la ville connaisse une espèce de blues lorsque l’effervescence retombera à la fin des festivités?

«Je pense plutôt que les citoyens vont commencer par se reposer! (rires) Mais je ne suis pas inquiet pour les prochains mois car il y aura encore de grands évènements. La réussite de cette année n’aura que prouvé la formidable capacité qu’a Québec d’organiser de belles fêtes. Notre croissance va nous servir à l’avenir.»

Vous êtes arrivé dans l’organisation du 400e sur le tard: est-ce que vous vous considérez comme le sauveur des festivités, comme le prétendent certains?

«À un certain moment, le maire Labeaume a senti qu’un changement devait se faire sur le plan de l’organisation. J’ai accepté la mission qu’il m’a alors confiée en tant que citoyen ressentant l’appel de sa ville; nous avons tous travaillé très fort et notre plan a fonctionné, simplement. Alors, non, je ne considère pas avoir sauvé quelque chose.»

Le succès des fêtes changera-t-il quelque chose à la relation entre Québec et Montréal?

«Puisque beaucoup de médias sont basés à Montréal, il est vrai qu’il faut souvent travailler deux fois plus fort pour obtenir la même couverture provinciale que la métropole. Je pense que le 400e a surtout rappelé aux gens que Québec, ce n’était pas seulement les Nordiques et Jeff Fillion: c’est une ville riche et passionnante et on ne peut que se réjouir si les Montréalais en ont une bonne perception.»

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