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© Le Journal/Catherine Lefebvre |
Nés de la plume de l’auteur londonien Lionel
Goldstein, Halpern et Johnson sont
deux septuagénaires dont la vie a été marquée
par une même femme. |
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HALPERN ET JOHNSON
Réunion de deux hommes que tout sépare
Jean-Louis Fortin
30-08-2008 | 04h00
Nés de la plume de l’auteur londonien Lionel
Goldstein, Halpern et Johnson sont
deux septuagénaires dont la vie a été marquée
par une même femme. L’épouse de
l’un, l’amante de l’autre. Intrigant, parce
que les deux hommes ne se ressemblent
en rien.
D’ailleurs, c’est au salon funéraire, après
le décès de la dame en question, qu’ils se
rencontrent pour la première fois et qu’ils
découvrent ce qui les unit. Comment donc
ont-ils pu être attirés par la même femme?
«La dame en question n’agissait pas de la
même manière en présence de chacun. Avec Halpern, son mari, elle était toute
simple, aimait les tâches domestiques et le
ménage. Auprès de Johnson, elle se passionnait
soudainement pour les arts et la
culture. Chacun avait donc sa propre
manière de la voir», explique Gérard Poirier,
l’interprète de Johnson.
PERSONNAGE PRINCIPAL INVISIBLE
«C’est curieux à dire, mais le personnage
principal, c’est la femme. Même si on ne la
voit jamais sur scène, elle constitue le sujet
de toute la pièce», ajoute François Tassé.
«C’est une pièce qui se construit à mesure
qu’elle progresse. On apprend à découvrir
qui sont les personnages, puis la femme qui
les unit. Tout repose sur notre interprétation», poursuit-il.
Pour s’assurer que la chimie opère,
Monique Duceppe, qui a remporté le prix
du public de la Soirée des Masques en 2000
pour sa mise en scène de La Mort d’un commis
voyageur, assure la mise en scène.
Halpern et Johnson, comédie de Lionel
Goldstein, présentée au théâtre Jean Duceppe
du 10 septembre au 18 octobre. Mise
en scène de Monique Duceppe, avec Gérard
Poirier et François Tassé.